Les Amis de Abdoulaye BIO TCHANE

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Les grands hommes d’Etat: ABDOULAYE BIO TCHANE POUR CONSTRUIRE LE BENIN DU CONSENSUS

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Le Président de la BOAD impressionne pour deux raisons. Le candidat de TSYB-2011 pour l’élection présidentielle prochaine sait parfaitement de quoi souffre le Bénin et comment il entend mettre fin à ce mal encore plus développé sous le régime de Yayi Boni ; un régime très décevant. Lorsque le Professeur Andoche Amégnissè nous a introduits auprès du candidat Abdoulaye Bio Tchané, la première question que nous avons posée était de savoir ce que l’ancien Directeur Afrique du FMI reprochait à l’actuel Président de la République du Bénin. A notre grande surprise le musulman que nous croyions loin des réalités chrétiennes s’est contenté de citer la BIBLE à travers PROVERBES 17 verset 1 : « Mieux vaut un morceau de pain sec avec la paix qu’une maison pleine de viandes avec des querelles. » Puis il nous a expliqué qu’il n’avait pas pour habitude de critiquer son prochain et qu’il préférait parler de sa vision.

Abdoulaye Bio Tchané sait que nous sommes tous préoccupés par le présent et son cortège de t
ensions sociales qui menacent la paix. Or peut-il y avoir développement s’il n’y a pas la paix ? Bio Tchané affirme : « Une société qui n’est pas en paix avec elle-même est toujours malheureuse quelles que soient ses richesses. C’est pour cela que les catholiques romains pour se saluer disent PAX VOBISCUM et nous musulmans nous disons ASALAMALECUM. Ce qui veut dire chez les chrétiens comme chez les musulmans, la paix soit avec vous. Comme la BIBLE, le CORAN nous enseigne de toujours rechercher l’harmonie et de considérer l’amour comme la fortune la plus précieuse. Je parle en tant que banquier professionnel et je vous affirme mes chers frères que Félix Houphouët Boigny et le Général Mathieu KEREKOU avaient raison de nous répéter cela sans cesse lorsque nous allions les voir avec mon patron et aîné Charles Konan Banny alors gouverneur de la BCEAO dont j’étais Vice Gouverneur. Ils nous enseignaient que l’argent n’a de valeur que par le bon usage qu’on en fait. » Cela résume la vision de Tchané dans la vie et aussi en matière de bonne gouvernance. Faites la comparaison. Nous autres partisans de Bio Tchané réunis autour du Professeur Andoche Amégnissè et son frère Imrane Bio Tchané (les deux hommes sont maternellement de Porto-Novo), nous sommes convaincus que le grand mal dont souffre le Bénin  est l’absence de CONSENSUS. Cela ne veut pas dire que nous n’avons jamais été d’accord sur rien. Cela veut plutôt dire que chaque fois que nous avons été d’accord sur quelque chose, nous ne parvenons pas à nous entendre sur la manière d’y aboutir. Dans les années 60, les dahoméens étaient enthousiasmés par l’indépendance. Mais quant à la façon de gérer notre indépendance, MAGA, APITY et AHOMADEGBE ne se sont pas entendus et leurs querelles ont engendré l’instabilité politique avec ses conséquences économiques pour le pays.

En 1972, les béninois ont salué avec clameurs la révolution. Mais quant à la façon de faire la révolution, les auteurs du coup d’état ne se sont pas entendus.

Dans les années 90, tous les béninois étaient friands de démocratie. Mais SOGLO, TEVOEDJRE, HOUNGBEDJI et AMOUSSOU ne se sont pas entendus et leurs querelles ont engendré la cacophonie à laquelle le peuple a mis fin en rappelant au pouvoir le Général Mathieu KEREKOU. Mais vous savez aussi comment l’UBF ne parvenant pas à s’entendre, en 2006 un autre est venu leur enlever le pouvoir.

Tous les béninois ont applaudi le changement et le Peuple y croyait beaucoup. Le  Professeur Amégnissè seul n’y croyait pas car il connaissait Yayi. Le Professeur Andoche AMEGNISSE a été le seul opposant face au régime de Yayi qui en ce moment là maintenait encore sous le charme la totalité de la classe politique.

Lorsque Yayi Boni a été élu pour le changement, même HOUNGBEDJI s’est incliné et a accepté d’envoyer des ministres dans son gouvernement. HOUNGBEDJI est un grand frère que les Bio Tchané connaissent depuis leur enfance. Abdoulaye et son frère Imrane ont grandi à Porto-Novo élevés par une de leurs mamans, une femme porto-novienne à qui ils doivent leur éducation.

Pour revenir au changement, nous constatons hélas que le Président Yayi a de grands problèmes pour s’entendre avec la classe politique aussi bien que la société civile et les centrales syndicales sur ce que doit être le Changement.  Les gens croyaient que le changement apporterait la fraternité entre tous les béninois du nord et du sud. Mais aujourd’hui ils se plaignent avec raison du régionalisme au sommet de l’Etat. La classe politique qui a unanimement contribué à l’élection du Chef de l’Etat se plaint d’être méprisée et même maltraitée. Les travailleurs qui ont soutenu le changement se plaignent de voir sous le changement plus de corruption, de rançonnement, de scandales politico financiers en trois ans de gouvernement Yayi qu’en dix ans de gouvernement KEREKOU. Tout va mal  dans le pays !

Abdoulaye Bio Tchané est persuadé qu’on ne peut réaliser nulle part le progrès social sans un minimum de CONSENSUS : CONSENSUS POPLITIQUE, CONSENSUS ECONOMIQUE, CONSENSUS CULTUREL, CONSENSUS SOCIAL. Une fois qu’il sera élu Président de la République en 2011 et il le sera, A.B.T. sait qu’il ne pourra gouverner tranquillement pour le bien de notre Peuple sans HOUNGBEDJI, SOGLO, AMOUSSOU, SEHOUETO, IDJI, SALEY... Sans le CONSENSUS, un Chef d’Etat ne peut qu’échouer. C’est le cas de Yayi Boni.

Au plan social que peut-il réussir s’il ne convient pas avec les syndicats du minimum que son gouvernement doit donner aux travailleurs pour qu’ils acceptent volontiers de consentir des sacrifices et redoublent d’ardeur au travail afin qu’ensemble nous bâtissions une économie prospère ? Sans ce CONSENSUS, pourra-t-il jamais empêcher grèves et frondes sociales ? Comment pourra-t-il obtenir une pleine participation du patronat et les investissements des opérateurs économiques s’il n’établit pas avec eux un accord sur l’environnement fiscal et les conditions favorables aux investissements afin que motivés à prendre des initiatives et des risques ils puissent manifester notre présence dans l’économie de marché ?

Sans CONSENSUS au plan économique nous ne pouvons engager le challenge de la mondialisation et nous donner compétitivité dans le concert des nations. Bio Tchané est convaincu qu’un bon Chef d’Etat doit savoir qu’en démocratie on ne peut pas éliminer la critique et la contradiction. En cherchant à détruire l’opposition et les opposants, Yayi Boni et son gouvernement ne peuvent que se rendre impopulaires.

Si Bio Tchané était le Président de la République, il ne prendrait jamais le décret d’application du Statut de l’opposition unilatéralement en conseil des ministres ; car il s’agit là de mesures destinées à l’opposition. Et on ne saurait objectivement prendre ces mesures sans consulter l’opposition. Tchané aurait discuté avec chaque leader de l’opposition y compris ceux qui ne sont pas présents à l’Assemblée Nationale et de ces concertations il aurait dégagé ce qui préoccupe chacun, ce qui est important aux yeux de tous. C’est cela le CONSENSUS. Il ne suffit pas de dire gouvernance concertée pour que la gouvernance soit vraiment concertée? Les gens vous jugent à partir de ce que vous faites non à partir de ce que vous dites. Lorsque ce que vous dites diffère de ce que vous faites, cela s’appelle mensonge et les gens ne vous croient plus. Pour Abdoulaye Bio Tchané, ce n’est pas l’Etat seul qui produit les richesses nationales mais plutôt les opérateurs économiques et les patrons, à partir du travail des travailleurs. L’Etat est en fait un consommateur essentiel des richesses produites par la force des travailleurs et les investissements des patrons. Les principaux pourvoyeurs du budget de l’Etat en recettes sont les contribuables avec au premier plan les opérateurs économiques et les travailleurs. De même les principaux pourvoyeurs des entreprises en ressources financières sont les consommateurs. Aussi faudrait-il entre l’Etat, les opérateurs économiques, les travailleurs et les consommateurs, un CONSENSUS.

L’Etat doit éviter de faire de la dictature fiscale et aller au dialogue en usant de pédagogie. En  faisant des concessions, l’Etat peut motiver ses partenaires sociaux à consentir des sacrifices, alors qu’en s’imposant il heurtera les susceptibilités. Dans le domaine de l’octroi des marchés publics, il faut que tous les opérateurs économiques sans favoritisme se retrouvent dans les conditions ainsi que les marchés octroyés.

Au plan social le CONSENSUS est plus qu’une nécessité, c’est un impératif. La politique de l’emploi par exemple ne saurait en aucun cas être définie en vase clos. La définition d’une politique cohérente et efficace en matière d’emplois requiert que l’on sorte des approximations pour se fonder sur des accords fiables entre l’Etat, les employeurs, les travailleurs en activité et les sans emplois. L’emploi a un coût que l’Etat ne peut jamais supporter sans les employeurs qui sont les principaux pourvoyeurs d’emplois et qui dans aucun pays du monde n’acceptent de consentir à des efforts pesants sur la masse salariale si le gouvernement du pays ne les motive pas par des mesures incitatives et des dispositions particulières. L’emploi ne se crée pas par opération magique, mais par dispositions nécessitant des sacrifices de la part des travailleurs en activité dont l’une des revendications les plus légitimes est  l’amélioration de leurs conditions et aussi de leurs revenus. Comment consentiraient ils à sacrifier cette revendication légitime sans compensation? Une politique de promotion de l’emploi s’adresse avant tout aux sans emplois. Il faut donc que ces derniers soient consultés et contribuent par des propositions concrètes au CONSENSUS sur l’emploi car on ne saurait traiter un mal sans écouter le malade.    

La paix et le développement sont au prix du CONSENSUS qui veut dire s’entendre sur un minimum. CONSENSUS ne veut pas dire unanimisme mais négociation et accord sur un minimum nécessaire pour la préservation de la paix et de l’unité nationale dans le respect des différences et des libertés. C’est en cela d’ailleurs que se trouve ce qui fait la force du pluralisme démocratique. Et Abdoulaye Bio Tchané est un véritable DEMOCRATE. Est-ce le cas de l’autocrate qui nous gouverne ?

Par le Mouvement CONSCIENCE CITOYENNE

Journal HOMME ET FEMME - TSYB 2011 Août 2009

 http://lejournaldeloppositionbeninoise.over-blog.com/article-35913884.html
 

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