Entre l’offense dont la commission est achevée dans le temps et celle encore en cours pendant que se menait le débat sur 2011, les houézèhouè n’ont pas à se creuser les méninges trop longtemps. Le Prd et la Rb ont amorcé leur processus de rapprochement depuis le lendemain des législatives de 1999 à l’issue d’un accord de législature qui a duré 4 ans. Il y a eu le 12 mars 2008 puis le 1er septembre 2009 bien avant le retentissant pardon de novembre 2009. Mais le pardon de Yayi n’est même pas encore à l’ordre du jour aux Cocotiers puisqu’il continue de faire siéger Galiou Soglo au gouvernement contre l’avis de son père et de son frère ; Abomey-Calavi gagné de haute lutte par la Rb demeure sous l’emprise d’un pignon à la solde du régime ; Tamegnon, Kindjanhoundé et autres cadres débauchés servent encore à saper la cohésion dans la maison houézèhouè ; des « patriotes » instrumentalisés n’arrêtent pas de tirer à boulets incandescents sur le premier président du renouveau démocratique du fait de son rôle au sein de l’Union fait la nation.
A l’heure de la contrition pour Yayi, il va falloir plus qu’une simple erreur de jugement. Le président du Prd, lui, ne devait pas grand-chose au gouvernement de Soglo qu’il combattait du haut du perchoir de la première législature du renouveau démocratique. Ce qui n’est pas le cas du banquier dont la trajectoire actuelle doit tout au coup de pouce de Soglo. en guise de reconnaissance, ce sont les émergents qui ont été envoyé à l’assaut de la citadelle de Wologèdè avec pour objectif d’y dénicher le maire de Cotonou. Yayi ne s’est pas trop embarrassé de son statut de membre fondateur de la Rb lorsqu’il s’est présenté à la magistrature suprême contre le candidat officiellement désigné par le parti. Le coup de poignard dans le dos est donc venu de quelqu’un de la maison. Ce n’était pas de l’intrus qui connaissait la maison, mais le traître qui trahi ses bienfaiteurs.
Je vois d’ici quelques numéros de solistes qui déchaînent l’espoir à la Marina à l’instar du monologue attribué au maire d’Abomey au sujet d’une impossible collaboration avec Houngbédji. Premièrement il ne s’agit ni de Léhady ni de Houngbédji ou autre mais de l’Union fait la Nation engagée dans un processus sensé être irréversible de désignation d’un candidat unique à la présidentielle de 2011. Deuxièmement, Blaise Ahanhanzo Glèlè n’est pas un berger conducteur mais une brebis. Pas besoin d’ajouter un argument supplémentaire avant de s’apercevoir de l’état d’âme des signataires du protocole d’Union du 1er septembre 2009. la marche des unionistes n’enregistre, au finish, qu’une fausse note solitaire au lieu des protestations de masse annoncées et redoutées.
Entre une offense achevée et une traîtrise en cours de commission ? Aux houézèhoués de choisir ! ! !
aimi choubadé
Rédigé le 1er mars 2010
| < Préc | Suivant > |
|---|







Objectifs
Procédure d'adhésion
La coalition ABT 2011 mobilise toutes les forces politiques pour Abdoulaye Bio Tchané












Commentaires