Les pouvoirs exécutif et judiciaire ont-ils capitulé devant les forces de l’ombre ? La question mérite d’être posé au regard des derniers développements de l’actualité nationale. La volonté affichée par le gouvernement du président Thomas Boni Yayi de mener une lutte contre la corruption ne cesse de s’estomper. En témoigne la libération sous caution de l’ancien ministre des finances arrêté dès l’avènement du gouvernement du changement pour détournement de deniers publics, du président du Cpi dans l’affaire Sonacop, de l’ancien ministre chargé de relation avec les institutions et de l’ancien directeur général de l’Opt pour malversations. Alors que le peuple s’attendait à un procès exemplaire, soit pour condamner les présumés coupables ou les blanchir de tout soupçon, c’est à des scènes de libération sous caution tous azimuts que le peuple a assisté depuis quelques mois. Aucune sentence n’a encore été rendue publique sur ces différents cas. Au regard de tout ce qui précède, peut-on dire que ces différentes arrestations sont fondées sur des éléments de preuves fiables ou sur une simple volonté de régler des comptes à des individus qui a un moment donné ont refusé de servir des intérêts égoïstes de certaines personnalités politiques ? Très malin qui saura répondre à cette question. De toute façon, il ne peut en être autrement pour un gouvernement qui cherche ses repères et surtout qui cherche à rempiler. Aujourd’hui sans risque de se tromper, on peut dire que le gouvernement n’a plus sa priorité à la lutte contre l’impunité même si la chanson est encore sur les lèvres des partisans du pouvoir. Le chef de l’Etat a beau le réaffirmé après le scandale de la Cen-Sad , la lutte conte la corruption meurt de jour en jour. En témoigne, les nombreux dossiers supposés envoyés devant la justice mais restés sans suite. On peut en dehors du dossier Cen-Sad qui a défrayé la chronique ces derniers temps citer le cas des dossiers concernant les anciens directeurs de la Sbee , de la Soneb.
Au regard de tout ce qui précède, on constate que les pouvoirs exécutif et judiciaire peinent à mener la lutte contre l’impunité qui pourtant avait pris son envol à l’avènement du changement.
Gabriel VALERE
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