Que n’a-t-on pas entendu lors de la dernière rencontre du Chef de l’Etat avec les imams au Palais de la présidence. Mon père est musulman, ma mère de même et c’est un accident de parcours si je me suis retrouvé chrétien. Fin du morceau. Boni Yayi voulait coûte que coûte rappeler à ces fidèles de Allah, ses liens ancestraux avec le prophète Mahomet (Paix et bénédictions sur lui). Ayant appris que la soif des musulmans d’avoir un des leurs à la tête du Bénin,
Boni Yayi sait maintenant qu’il faut multiplier de charmes pour leur montrer qu’il est un des leurs et que point n’est besoin d’envisager son départ. Une dynamique qui fera aussi plaisir au guide libyen à qui il obéit au doigt depuis que le bruit court qu’Abdoulaye Bio Tchané a commencé par avoir grâce aux yeux du révolutionnaire. De la tchatche de Yayi devant les musulmans, il ressort qu’il a omis un pan de son cursus religieux. Le guide du Changement n’a pas voulu dire à ses hôtes qu’avant de venir à Jésus comme évangéliste à tout poil, il avait fait partie du clergé des adeptes de Sri Harold Klemp, le Mahanta, le maître ECK vivant. L’ex-agent la Beceao Dakar est ce qu’on appelle un ECKiste. Des témoins vivants et oculaires sont là pour témoigner. Et il est d’ailleurs même très facile de connaître le numéro ID de membre de Boni Yayi. L’histoire d’évangéliste pourrait bien être un topo, un camouflage pour venir au pouvoir en séduisant le grand nombre de chrétiens vivant au Bénin. Car les exemples ne courent pas les rues de voir des gens quitter ECKANKAR pour devenir évangéliste. Le retour de Yayi à sa case de départ, dans la religion qui a bercé ses premiers jours, la religion musulmane ne sera que justice.
Aboubakar TAKOU
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